L’histoire de la TraTToria De Giancarlo

Continuité du passé….

La Trattoria a récemment été restructurée, tout en gardant son âme et son cachet unique. Sur le livre d'or, tous sont unanimes, de Saint-Laurent à Paloma Picasso, et rendent hommage au digne successeur de Giancarlo.

Dans cette maison de 1934, le restaurant a été créé en 1974 par le fils de la princesse Ruspoli, qui habitait dans la vallée de l'Ourika. Giancarlo l'a repris en 1978 .Bill Willis a assuré la déco intérieure, avec ses premières réalisations en tadelakt. Puis, en 1985, la deuxième partie a été ajoutée. C'était alors une maison privée où avaient lieu de temps en temps des réceptions pour des célébrités. Giancarlo est décédé en mars 2000. Son successeur, l'actuel propriétaire, M. Anaflouss, y travaillait depuis quinze ans. Lorsqu'il reprend l'affaire en 2000, il a la bonne idée de se contenter d'améliorer les choses, tout simplement. Ne rien bousculer, ne rien casser, mais respecter le passé, l'histoire du lieu, afin que tous puissent s'y retrouver, comme pour un pèlerinage, en mémoire et en souvenir de Giancarlo.


Dès l’entrée, c’est un enchantement. …

Dans cet écrin de verdure, sous ce ciel de Marrakech dont on ne dira jamais assez la somptuosité, dans ce décor d’un Maroc presque vénitien, se cache un lieu magique qui vous emporte dans l’histoire singulière d’une « maison » pas comme les autres. La cour est accueillante, ponctuée de bassins et de fontaines où reposent des roses. Le soir une fois que les derniers rayons obliques ont déserté le ciel, juste après l’heure exquise, il y a un moment où  certains oiseaux se remettent à gazouiller. C’est alors que les plantes exhalent comme un soupir exténué leur parfum. Autour de la vasque d’eau éclairée par les lueurs frissonnantes des bougies, hibiscus, lauriers roses, vignes rouges et daturas accordent leurs effluves.


Le salon d’hiver

En haut de quelques marches, la porte d'entrée, avec ses vitraux très années trente et sa véranda 1900, ouvre sur des tapis marocains rouges et nous conduit au premier salon. Des consoles de marbre gréco-italiennes, de part et d'autre et, posées dessus, des lampes bouquets de tulipes en verre de Gallé.. Sur les murs recouverts de tadelakt grenat à la fin des années soixante, une fresque peinte par Stewart Church nous plonge dans la palmeraie aux lueurs du crépuscule.

Au bar le tadelakt brun a une patine comme du cuir et une originale frise de zelliges assortis et beiges, d'esprit inca, crée un carré au-dessus du bar en marbre. Tout est le fruit d'une recherche de Bill Willis. Tabourets berbères, canapés en peau côté salon, table basse en maillechort et, dans le bar, d'incroyables lampes escargot. Partout, des tableaux du peintre marocain Rahmani. Un petit côté Sarah Bernhardt est présent, on a laissé l'endroit tel quel, avec de gros coussins sur les fauteuils, et un miroir ancien au verre piqué ; V ans la salle qui fait face au bar, au plafond, des suspensions d'époque signées Gallé sont mises en valeur par le rouge foncé du tadelakt des murs, recouverts d'une belle collection de grands tableaux orientalistes et d'immenses miroirs.

Les portières de perles de verre, délicieusement rétro, se marient avec la fenêtre à vitraux. La cheminée très soixante-dix, en tadelakt beige, et sa frise de zelliges blancs façon écailles de poisson, dans laquelle flambe un feu de bois. Au sol, sur la moquette grenat, des tapis marocains anciens. Sur les tables dressées, de hauts bougeoirs en maillechort aux bougies allumées.

Au fond, une petite salle privée, intime, avec des poteries teintes au henné et le rappel d'un dessin berbère sur les bougies. Un meuble juif marocain au travail très fin, sur lequel trône un splendide ensemble de carafes. Des vitrines renferment des objets anciens et, au mur, des tapis d'Ouzbékistan, des kilims turcs rapportés par le propriétaire.


Entre piscine et jardin

Un Hercule garde l'entrée du second jardin qui ouvre l’espace du restaurant extérieur protégé par une gigantesque serre, des bougies photophores orange flottent sur le bassin bleu vert, à l'allure de piscine. Des pétales de fleurs parsèment les tables, entre bananiers, bouquets de yuccas et palmiers.

Dans un coin salon extérieur, des canapés aux tissus brique accueillent des coussins bronze. « Autrefois, c'était la partie privée, aujourd'hui, elle appartient au restaurant ».
Toutes les salles à manger ouvrent sur cet espace par des portes fenêtres en métal et verre, qui donnent beaucoup de lumière.

La première, petite, avec une fresque exceptionnelle, peinte sur le mur par Christophe Wrangler, un Canadien qui a vécu à Marrakech. À côté, une desserte en bois de l'école de Nancy, au charme suranné. La plus grande pièce, carrée, avec son dôme, son lustre en cuivre et ses lampes sur pied de Stewart Church, est époustouflante.

Entre les deux et tout autour, des espaces nombreux pour siroter un verre sur fond de tableaux orientalistes ou africains dans leur cadre de bois massif, d'antiquités chinées, de bronzes, tel ce cheval cabré, bibelots, bougeoirs en bois noir et ivoire spectaculaires, tête de tigre naturalisée... Une arcade en tadelakt tient lieu de séparation, avec des paravents en moucharabieh et, plus loin, une console en thuya et marqueterie de bois de citronnier.  Aux murs, du tadelakt excisé dans des tons prune, forme des bandes horizontales dans un style très ottoman.  Ici et là, s'épanouissent de généreux bouquets de roses.

Et partout, des détails, ici une collection de statuettes africaines en ébène, là une lampe d'Aladin en cuivre, des verreries de Daum et de Lalique, un miroir syrien en bois et nacre, des grenades dans une coupe en pierre, ou la cheminée en zelliges bleus en étoiles.

La cuisine … une promenade gustative

La cuisine, concoctée avec art et passion, par le frère du propriétaire, est à la hauteur de la réputation. Spécialités de poissons frais du jour, antipasti et pasta, le pot du bled, servi en dessert, est absolument délicieux!

Tout est servi en abondance, avec le sourire et beaucoup de gentillesse, qualités qui deviennent de plus en plus rares et qui font partie d'un certain luxe.


Des gens d’exception pour un lieu d’exception…

À la Trattoria, les stars se sentent bien et chacun, connu ou non est considéré comme une personne importante. On y vient et on y revient, avec une certaine nostalgie, pour se rassurer, car le lieu a gardé son âme. Ce n'est pas un hasard si le livre d'or est prestigieux, avec des Princesses, des Princes, Yves Saint Laurent, Pierre Berge, Folon, Paloma Picasso, Armani, Azzaro, Catherine Deneuve, Claude Nougaro, Alain Delon, Mireille Darc…

Un livre d’or prestigieux…

Laissez vous emporter par l’histoire et la magie du lieu, vous serez enchantés et conquis !

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Réalisation: AUGUSTFIRST